Le geste reste toutefois largement symbolique. Si la Constitution confère au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre, c’est dans les faits le président Donald Trump qui en détient les commandes et il dispose d’un droit de veto. Pour le contourner, il faudrait réunir une majorité des deux tiers dans les deux chambres, une hypothèse aujourd’hui hors de portée.
Pour mémoire, le 28 février, les États-Unis se sont joints à Israël pour frapper l’Iran. Un cessez-le-feu a été conclu le 7 avril, mais Donald Trump a maintenu un blocus armé des ports iraniens. Conséquence : des échanges de tirs persistent et le détroit d’Ormuz, voie stratégique par où transite une part essentielle du pétrole mondial, demeure sous très haute tension.
Faut-il y voir les prémices d’un bras de fer institutionnel, le pouvoir législatif tentant de reprendre la main face à l’exécutif sur les questions de guerre ?
