La Journée internationale Nelson Mandela a été commémorée en différé, ce lundi au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger. Officiellement célébrée le 18 juillet, cette journée rend hommage à l’ancien président sud-africain, figure universelle de paix, de réconciliation et de justice.

Placée sous le haut patronage du ministre d’État Abdoulaye Sabre Fadoul, la cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère, Dr Djangbeye Guelngar Evariste, en présence de diplomates, de représentants d’organisations internationales et de plusieurs autres personnalités.

Deux moments ont marqué cette commémoration, la projection d’un film sur Nelson Mandela et la diffusion du message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres.

Dans son allocution, Dr Djangbeye Guelngar Evariste a tenu à souligner que, même célébrée avec deux jours de décalage, cette journée conserve toute sa portée. Il a rendu hommage à un homme d’exception qui a consacré 67 ans de sa vie à la défense de la liberté, de la justice, de l’égalité et de la paix. « La véritable grandeur d’un dirigeant réside dans sa capacité à réconcilier les peuples et à placer la dignité humaine au cœur de l’action publique », a-t-il déclaré.

Rappelant les mots de Mandela « Les gens, s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent aussi apprendre à aimer », il a souligné l’actualité de ce message dans un monde confronté aux défis de la tolérance et du vivre-ensemble.

Le secrétaire général a ensuite réaffirmé l’attachement du Tchad aux valeurs du panafricanisme, de la paix et de l’intégration africaine. Il a, à cet égard, salué la décision du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, de supprimer les visas d’entrée pour tous les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027, une mesure destinée à renforcer la libre circulation et la solidarité continentale.

Évoquant les défis auxquels l’Afrique reste confrontée, il a déploré les manifestations de rejet, de violence et de xénophobie visant parfois des Africains sur le continent, y voyant une préoccupation collective. Des comportements, a-t-il insisté, contraires aux idéaux de fraternité et de panafricanisme qui ont guidé toute la vie de Nelson Mandela.

Il a conclu en exhortant chacun à faire vivre cet héritage par des actes concrets en faveur de la paix, de la justice et du vivre-ensemble, avant de saluer l’engagement constant des Nations unies, de l’Union africaine et de l’ambassade d’Afrique du Sud dans la promotion des valeurs incarnées par Mandela. La cérémonie a ensuite été officiellement ouverte.

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