Le Parlement du Ghana a voté un texte durcissant considérablement la législation à l’égard des personnes homosexuelles, emboîtant ainsi le pas au Sénégal. La nouvelle loi, adoptée mercredi, criminalise les relations entre personnes de même sexe et prévoit des peines allant de trois à cinq ans d’emprisonnement.
Le dispositif législatif étend également la répression à toute forme de promotion, de défense ou de soutien à la cause LGBT+, sanctionnée par des peines de prison équivalentes.
Ce vote, salué par une large partie de l’opinion publique ghanéenne, doit désormais être promulgué par le chef de l’État. L’adoption de ce texte suscite toutefois de vives critiques de la part de plusieurs partenaires occidentaux du pays, qui dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux.
Le Ghana rejoint ainsi une dynamique observée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest où les législations envers les minorités sexuelles se sont récemment durcies.
