Un vaste scandale numérique bouleverse l’Italie après la découverte de centaines de clichés de femmes subtilisés puis transformés en contenus pornographiques, accompagnés de commentaires humiliants. Au cœur de l’affaire, le site « Phica.net », désormais fermé, qui diffusait ces images truquées — notamment des « deepfakes » — visant des figures publiques comme des actrices, des personnalités politiques et même la présidente du Conseil des ministres Giorgia Meloni. Cette dernière, directement touchée, a annoncé l’ouverture d’une enquête et promis des sanctions exemplaires contre les responsables.
L’opposition n’est pas épargnée, puisque la cheffe Elly Schlein figure également parmi les victimes de cette cyber-violence sexiste. Cette affaire relance le débat sur la responsabilité et la vigilance des plateformes numériques, accusées de laisser proliférer des contenus dégradants sans réel contrôle. Entre atteinte à la dignité des femmes et dérives technologiques, le scandale souligne l’urgence d’un cadre plus strict pour protéger la vie privée et l’intégrité des victimes dans l’espace en ligne.
