La Cour suprême du Tchad a prononcé, dans un arrêt rendu le 24 avril 2026, l’annulation du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), désormais considéré comme une entité illégale sur l’ensemble du territoire national. Cette décision judiciaire met un terme aux activités de ce regroupement politique, jusque-là engagé dans des initiatives de concertation et de mobilisation autour des enjeux politiques nationaux.
Dans la foulée, le ministère en charge de la sécurité, dirigé par Ali Ahmat Aghabache, a exprimé de vives préoccupations face à des appels à manifester le 2 mai prochain dans un communiqué daté du 24 avril 2026. Les autorités estiment que ces tentatives de mobilisation constituent une menace potentielle pour l’ordre public, dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes.
Le communiqué officiel met ainsi en garde les initiateurs et participants à cette marche, soulignant qu’ils s’exposent à des poursuites judiciaires en cas de non-respect de la décision de justice. Le gouvernement entend, par cette posture ferme, prévenir tout débordement et réaffirmer l’autorité de l’État face à ce qu’il considère comme des activités illégales.
