La réunion du Comité de pilotage du Programme d’Appui au Développement Local et à la Finance Inclusive au Tchad (PADLFIT) s’est tenue ce mardi 16 juillet 2025 à l’hôtel Radisson Blu. Conduite par la Ministre Déléguée à l’Économie et au Plan, Fatima Haram Acyl, elle a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont le Ministre d’État en charge de l’Enseignement Supérieur, Tom Erdimi, ainsi que le Représentant résident du PNUD au Tchad, Francis James. Cette session visait à faire le point sur les résultats du programme PADLFIT, piloté par le PNUD et financé à hauteur de 18,5 millions de dollars.
Destiné à impulser un développement local durable dans la province de la Tandjilé avec des actions ciblées sur l’accès à l’énergie propre, la promotion des filières agricoles, et l’inclusion financière le programme a été scruté de près. À l’issue des discussions, des voix critiques se sont élevées quant à l’écart flagrant entre les rapports fournis et les effets concrets sur le terrain. Une divergence qui a suscité la colère du Ministre d’État Tom Erdimi.
Estimant que les objectifs fixés n’ont pas été atteints, ce dernier a proposé, de manière formelle, la rupture du contrat de financement liant le Tchad au Programme des Nations Unies pour le Développement. Une déclaration forte qui a jeté un froid dans l’assemblée, interrogeant sur la viabilité du projet à l’échelle nationale.
Face à cette position tranchée, un comité tripartite composé du Ministère du Plan, du Ministère de l’Enseignement Supérieur et du PNUD a été constitué pour examiner les options possibles : mettre un terme définitif au partenariat ou redéfinir les bases d’une collaboration plus efficace. Car initialement prévu pour être élargi à d’autres provinces, le PADLFIT semble aujourd’hui suspendu à une décision politique majeure.
