Lors de son intervention, le ministre a plaidé pour une approche plus globale de l’évaluation des risques en milieu professionnel. Selon lui, il est désormais impératif de dépasser la seule prise en compte des dangers physiques pour intégrer pleinement les risques psychosociaux. Il a insisté sur le fait que la santé mentale s’impose aujourd’hui comme un pilier essentiel du travail décent, soulignant qu’un employé psychologiquement stable est non seulement plus épanoui, mais aussi plus performant.
Dressant un tableau alarmant, le ministre a révélé que de nombreux travailleurs endurent en silence le stress, le burn-out ou encore des pressions excessives. Face à cette situation, il a appelé à une refonte des politiques de prévention, en privilégiant des cadres professionnels plus équilibrés et respectueux du bien-être humain. Il a également rappelé que les accidents du travail et les maladies professionnelles restent une réalité préoccupante à l’échelle mondiale, touchant aussi le Tchad, malgré les efforts déjà consentis.
Pour y remédier, le gouvernement entend engager des réformes structurantes, notamment à travers la révision des textes en vigueur, le renforcement du code de sécurité sociale et la mise en place d’un pacte social axé sur de meilleures conditions de travail.
Réaffirmant que la santé des travailleurs relève d’un droit fondamental, le ministre a exhorté l’ensemble des acteurs à s’impliquer davantage. Organisées les 29 et 30 avril 2026, ces journées de réflexion se présentent ainsi comme un véritable signal d’alerte et un appel collectif à bâtir des environnements de travail plus sûrs, plus inclusifs et plus humains.
