La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), par le biais de son antenne provinciale du Moyen-Chari, a fait savoir qu’elle suit de près l’évolution de la situation consécutive aux affrontements armés survenus le 13 janvier 2026 dans le département de Korbol. L’institution indique maintenir une veille attentive sur les répercussions de ces événements sur les populations locales.
Selon la CNDH, ces combats opposant les forces gouvernementales à deux groupes rebelles ont entraîné des pertes en vies humaines, fait plusieurs blessés et provoqué des conséquences notables pour les civils. La dégradation du climat sécuritaire, les déplacements de populations ainsi que les atteintes aux biens figurent parmi les impacts les plus préoccupants relevés par la Commission.
Dans sa communication, la CNDH condamne fermement toute forme de violence portant atteinte aux droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la sécurité des personnes, indépendamment de l’identité des auteurs. Elle rappelle que la protection des civils constitue une obligation essentielle pour toutes les parties impliquées dans le conflit.
L’institution souligne par ailleurs que toute opération de maintien de l’ordre ou de sécurité doit être conduite dans le strict respect des droits de l’Homme et des garanties légales. Elle plaide pour le recours prioritaire au dialogue et aux solutions pacifiques afin d’éviter une escalade des tensions. Tout en prenant acte des démarches d’apaisement engagées par les autorités administratives, la CNDH réaffirme sa disponibilité à contribuer à l’établissement des faits, à la prévention de nouvelles violations et au renforcement de la cohésion sociale dans la province.
