Une table ronde consacrée au renforcement du rôle des femmes dans la justice pénale et dans le processus de Désengagement, Dissociation, Réintégration et Réconciliation (DDRR) se tient depuis ce mardi 11 novembre 2025 à N’Djaména. Organisée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) en partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), cette rencontre vise à favoriser une plus grande inclusion des femmes dans la lutte contre le terrorisme et la consolidation de la paix.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la prévention et de la réponse au terrorisme et à l’extrémisme violent au Tchad et dans le Bassin du Lac Tchad », financé par la République d’Italie. Selon la Représentante par intérim du Bureau pays de l’ONUDC, Mme Marion Harzi, cette table ronde constitue un espace d’échange d’expériences et de bonnes pratiques afin de formuler des recommandations concrètes sur la participation des femmes dans les institutions judiciaires et les initiatives DDRR. Elle a réaffirmé l’engagement de l’ONUDC à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, adoptée en 2024.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Ministre de la Fonction Publique et du Dialogue Social, M. Abdoulaye Mbodou Mbami, également président de la Commission nationale de pilotage du Programme DDRR, a salué la pertinence du thème de cette table ronde. Il a rappelé que le sujet s’aligne sur la vision politique du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, qui place la paix, la réconciliation nationale et la promotion des droits des femmes parmi les priorités du gouvernement. Il a insisté sur la nécessité de donner aux femmes des rôles de leadership dans les politiques publiques liées à la sécurité et à la réintégration des ex-combattants.
De son côté, le représentant du ministère de la Justice et des Droits humains a souligné l’importance du rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la prévention de l’extrémisme violent. Actrices de proximité dans les communautés, elles contribuent à la médiation, à la prévention des conflits et à la reconstruction du tissu social. Leur présence dans le système judiciaire renforce la légitimité des institutions et favorise une justice plus équitable et inclusive.
Les travaux de cette table ronde permettront de formuler des pistes d’action concrètes pour renforcer l’engagement des femmes dans la justice pénale et le processus DDRR. En clôturant son intervention, le ministre Abdoulaye Mbodou Mbami a réitéré l’engagement du gouvernement tchadien à travailler main dans la main avec les partenaires techniques et financiers afin de bâtir une société plus juste, résiliente et pacifique.
Par Fakané Zebkalbé
