Au lendemain des frappes meurtrières attribuées à la coalition américano-israélienne, Téhéran hausse le ton. Le président Massoud Pezeshkian a promis une vengeance implacable après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, qualifié de « guerre ouverte contre l’islam ».
Dans un message de condoléances empreint de ferveur religieuse, le chef de l’exécutif iranien a érigé la riposte en devoir sacré. « Nous considérons la vengeance du sang de notre guide comme un droit légitime et une obligation », a déclaré Massoud Pezeshkian, en référence à la disparition du leader suprême.
Le président a dénoncé un assassinat « lâche » visant le « grand commandeur de la Oumma islamique ». Selon lui, cette frappe constitue « une déclaration de guerre ouverte contre les musulmans du monde entier, et en particulier contre la communauté chiite ». Il a ainsi assuré que la République islamique poursuivrait « les auteurs et les commanditaires de ce crime » jusqu’à ce qu’ils rendent des comptes.
Ces déclarations enflammées interviennent dans un contexte de tensions extrêmes. Le 28 février, alors que des pourparlers diplomatiques se poursuivaient entre Téhéran et Washington, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive militaire d’envergure contre la République islamique.
Si l’Iran affirme avoir riposté en visant des bases américaines au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, le bilan humain côté persan est lourd. Selon le Croissant-Rouge iranien, les bombardements ont fait 201 morts et 747 blessés. Parmi les victimes figure la plus haute autorité du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, dont la mort plonge désormais la région dans l’inconnu.
