La course pour succéder à António Guterres est désormais pleinement engagée. Le processus de désignation du prochain secrétaire général des Nations unies entre dans une phase décisive, et l’attention se concentre désormais sur les quinze membres du Conseil de sécurité, arbitres incontournables que les candidats doivent convaincre en priorité.

Ce 23 juillet 2026, au siège de l’Organisation à New York, les six prétendants ont dévoilé leur projet devant les États membres et la société civile. Deux enjeux majeurs se sont imposés, l’autorité morale du futur patron de l’ONU et la possibilité, historique, qu’une femme accède pour la première fois à ce poste.
L’ancien chef d’État sénégalais Macky Sall a notamment défendu son parcours, douze ans à la présidence du Sénégal, la tête de l’Union africaine, et une médiation directe auprès de Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine pour limiter l’impact de la guerre en Ukraine sur l’Afrique, en particulier sur l’approvisionnement en engrais.
Face à lui, cinq autres candidats sont en lice, la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Mariano Grossi, la Costaricienne Rebeca Grynspan, l’Équatorienne María Fernanda Espinosa et la Guyanienne Carolyn Rodrigues Birkett.
La suite des débats se tient désormais à huis clos au Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie côtoient dix membres non permanents, Allemagne, Bahreïn, Colombie, Danemark, Grèce, Lettonie, Libéria, Pakistan, Panama, RDC et Somalie. Pour l’emporter, il faudra réunir au moins neuf suffrages, sans qu’aucun veto ne bloque la décision.
Le nom retenu sera ensuite soumis à l’Assemblée générale pour un vote d’entérinement à la majorité en septembre 2026.
Une réalité s’impose, c’est bien dans le cercle fermé du Conseil de sécurité que se joue l’accès à la plus haute fonction diplomatique du monde.
