Un drame d’une rare gravité a secoué le quartier Farcha-Djougouli, dans le 1er arrondissement de N’Djamena. Une femme de 27 ans, identifiée sous le nom de Namingonemade Nearlem, est soupçonnée d’avoir ôté la vie à son nouveau-né peu après l’avoir mis au monde avant de prendre la fuite. Cette affaire a provoqué une vive émotion au sein de la population et suscité l’indignation des autorités.
Dès la découverte des faits, les autorités administratives et judiciaires se sont mobilisées. Le Chef de Section du 1er arrondissement a immédiatement saisi le Premier Substitut du Procureur compétent, qui s’est rendu sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage. Le corps du nourrisson a ensuite été pris en charge par les sapeurs-pompiers afin de permettre la poursuite de la procédure judiciaire.
Selon les informations communiquées par les services de sécurité, deux femmes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans cette affaire ou d’en avoir eu connaissance ont été interpellées. Elles sont actuellement entendues par les enquêteurs afin d’établir les circonstances exactes du drame et d’identifier d’éventuelles complicités.
Pendant ce temps, les recherches se poursuivent pour retrouver l’auteure présumée des faits. D’après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, celle-ci se trouverait dans la province du Logone Oriental, plus précisément dans la localité de Béambadau, dans le département de la Nya-Pendé. Des mesures de vigilance ont été renforcées auprès des services compétents pour faciliter son interpellation.
Face à ce drame, la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, a condamné avec la plus grande fermeté cet acte présumé qu’elle qualifie de crime inacceptable contre un enfant. Elle a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner les autorités judiciaires et sécuritaires dans la manifestation de la vérité et a appelé toute personne disposant d’informations utiles à les transmettre aux services compétents afin que justice soit rendue.
