Depuis quelques jours, les équipes opérationnelles de l’APLFT, dans le cadre du projet NexSud, sillonnent les cantons cibles en compagnie des consultants du cabinet Bodel Consulting afin de procéder à la révision ou à l’élaboration des Plans de Développement Locaux (PDL).
Cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre du projet NexSud, porté par le consortium APLFT, Caritas Suisse et IHDL, et financé par La France via l’Agence Française de Développement (AFD) ainsi que l’Union européenne.
En effet, dans de nombreuses zones rurales, les interventions de développement souffrent encore d’un manque de cadre structuré. Les Plans de Développement Locaux, lorsqu’ils existent, sont souvent anciens, incomplets ou peu adaptés aux réalités actuelles des communautés. Dans certains cas, ils n’ont tout simplement jamais été formalisés.
Cette situation limite la cohérence des actions menées sur le terrain et réduit la capacité des acteurs locaux à disposer d’une vision claire, partagée et actualisée des priorités de développement.
Pour répondre à ces défis, le projet NexSud prévoit d’accompagner 19 cantons dans un processus de révision ou d’élaboration de leurs PDL. L’objectif est de renforcer la planification locale et d’assurer une meilleure prise en compte des besoins exprimés par les populations.
Pour la mise en œuvre technique de cette activité, l’APLFT a mandaté le cabinet Bodel Consulting, chargé de conduire les travaux de terrain en étroite collaboration avec l’équipe opérationnelle du projet.
La démarche adoptée repose sur une approche participative impliquant les populations, les autorités traditionnelles et les acteurs communautaires.
Aujourd’hui, des ateliers de diagnostic communautaire sont organisés dans plusieurs localités, notamment de Baïbokoum à Goré, en passant par Moïssala jusqu’à Maro. Ces rencontres permettent de recueillir les préoccupations des populations, mais surtout d’identifier, de hiérarchiser et de documenter leurs besoins prioritaires en matière de développement local.
L’objectif est de transformer ces préoccupations quotidiennes en orientations concrètes de développement, qui seront intégrées dans les futurs PDL.
Dans le canton de Timberi par exemple, le processus bénéficie d’un accueil favorable des autorités traditionnelles. Le chef de canton, Toudjingar Nankiri, a salué l’initiative, qu’il considère comme une opportunité importante pour renforcer la planification du développement local. Il a également exprimé sa reconnaissance envers l’APLFT pour avoir accepté la demande de révision du PDL de son canton.
Selon le responsable des PDL du projet NexSud au sein de l’APLFT, Narcisse Neldjingaye, l’enjeu principal de cette phase réside dans l’appropriation du processus par les communautés :
« Un Plan de Développement Local ne peut être pertinent que s’il est construit avec les populations concernées. L’objectif est de partir des réalités du terrain pour aboutir à un document partagé, compris et utilisé par tous les acteurs locaux. »
