À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), la directrice du Centre diocésain de recherche-action en alcoologie (CEDIRA), Sœur Aurélie Roiné, a animé un point de presse ce 9 septembre 2025 au quartier Kabalaye. Placée sous le thème « Sauver une femme enceinte de l’alcool, c’est sauver la société », cette journée marque aussi le lancement de la campagne baptisée « semaine du 20 sans vin », dédiée à la sensibilisation sur les dangers liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse.
La responsable du CEDIRA a rappelé que de nombreuses actions avaient déjà été menées auprès des élèves, étudiants et personnels de santé, tant à N’Djamena que dans les provinces, pour alerter sur les risques encourus. Selon elle, l’ignorance reste un facteur majeur, puisque certaines femmes enceintes croient encore, à tort, que boire de l’alcool favoriserait la naissance d’un « beau bébé ». Cette fausse croyance, déplore-t-elle, expose gravement la santé des mères et compromet l’avenir des enfants à naître.
Sœur Aurélie Roiné souligne que le syndrome d’alcoolisation fœtale est aujourd’hui la première cause non génétique de handicap mental et de malformations congénitales. Les conséquences sont multiples : troubles de développement, déficiences intellectuelles, anomalies cardiaques ou encore malformations physiques. « C’est un danger silencieux mais destructeur », a-t-elle averti, appelant à une mobilisation collective pour protéger les femmes enceintes et sauver des générations entières.
