Le parquet de la Cour pénale internationale (CPI) est désormais sans chef. Karim Khan, son procureur depuis 2021, a été suspendu de ses fonctions par l’Assemblée des États parties, à la suite d’une enquête visant des soupçons de comportement sexuel inapproprié. Il conteste fermement les faits.

La décision, rendue publique s’appuie sur un rapport établi sous l’égide des Nations unies ainsi que sur l’avis d’experts indépendants. Selon plusieurs sources proches du dossier, les accusations portent sur des agissements que Khan aurait commis durant l’exercice de ses fonctions, sans que les détails précis n’aient été divulgués.

Par un vote des États membres réunis au sein de l’Assemblée des États parties l’instance qui supervise la gestion de la CPI la suspension a été prononcée à titre conservatoire, dans l’attente des conclusions définitives de l’enquête disciplinaire.

Dans un communiqué publié peu après l’annonce, Karim Khan a réagi avec vigueur. « Je nie toute forme d’inconduite sexuelle. Je n’ai commis aucune faute professionnelle », a-t-il déclaré, tout en se disant confiant dans sa capacité à démontrer son innocence. Son avocat a également laissé entendre qu’un recours pourrait être déposé contre cette mesure.

La suspension de Karim Khan intervient à un moment sensible pour la CPI, alors que le procureur était engagé dans plusieurs dossiers à haute tension, notamment les enquêtes sur des crimes de guerre à Gaza, en Ukraine et au Darfour. En attendant une éventuelle nomination d’un procureur par intérim, les procédures en cours devraient être prises en charge par le bureau du procureur adjoint.

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