En mission de haut niveau au Tchad, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a tiré la sonnette d’alarme, lors d’un point de presse. Menée par Andrew Saberton, directeur exécutif adjoint chargé de la gestion, et le Dr Sennen Hounton, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, cette mission avait pour objectif de présenter ses conclusions aux médias et de plaider pour la santé reproductive et la protection des femmes et des filles en contexte humanitaire.
Face à l’ampleur de la crise, l’UNFPA estime à 18,7 millions de dollars les besoins pour maintenir, en 2026, des services vitaux : santé maternelle, soins reproductifs et lutte contre les violences basées sur le genre. Or, au mois de mars, à peine 2,5 % de cette somme avait été mobilisée. Ce déficit critique menace directement la survie et la dignité des femmes et des filles, en particulier dans l’Est du Tchad, où l’afflux continu de réfugiés Soudanais aggrave encore la situation.
Malgré ces difficultés, l’UNFPA réaffirme son engagement aux côtés du Tchad, en soutenant à la fois la réponse humanitaire d’urgence et les efforts de développement à long terme.
