Invité du journal de 20h sur Télé Tchad ce mercredi 29 avril, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, s’est exprimé sur l’arrestation et l’incarcération de plusieurs membres du GCAP à la maison d’arrêt de Klessoum. Il a dénoncé des « informations erronées » et a tenu à clarifier la position des autorités.

Selon lui, les personnes interpellées font face à de lourdes accusations, notamment attroupement illégal, association de malfaiteurs, rébellion et incitation à l’insurrection. Il a rappelé que le procureur de la République avait déjà communiqué sur le dossier, insistant sur le fait que la procédure suit son cours normal devant la justice.

Le ministre a également souligné que la Cour suprême avait prononcé la dissolution du GCAP le 24 avril. Malgré cette décision, le mouvement aurait continué, d’après lui, à organiser des réunions clandestines et à appeler à des manifestations. Il qualifie cette attitude de non-respect des lois de la République.
Autre élément jugé préoccupant par les autorités : la présence présumée d’armes parmi certains membres du groupe. Gassim Chérif Mahamat affirme que des armes de guerre, dont des fusils automatiques, auraient été découvertes lors des enquêtes. Pour lui, l’usage de telles armes est incompatible avec toute démarche démocratique.

Enfin, le porte-parole du gouvernement a rejeté les accusations d’arrestations arbitraires, assurant que les interpellations reposent sur des preuves solides issues d’enquêtes menées par les services compétents. Il a aussi défendu l’ouverture de l’espace politique au Tchad, tout en évoquant la situation sécuritaire à l’Est du pays, où le gouvernement dit rester mobilisé face aux tensions liées à la frontière soudanaise.

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