Le Groupe média Tchadinfos a rendu public un communiqué dénonçant une agression grave dont a été victime son reporter de terrain, Souleymane Brahim, alias « Alpha », le samedi 28 mars aux alentours de 14 heures. L’incident, qui s’est produit en pleine capitale, suscite une vive inquiétude au sein du milieu médiatique et relance le débat sur la sécurité des professionnels de l’information.
D’après les éléments rapportés, le journaliste aurait été suivi par deux individus vêtus de tenues militaires, circulant à bord d’un véhicule gris de type Toyota Corolla, sans plaque d’immatriculation. Pris en filature depuis la station Total Koufra jusqu’à la Place de la Nation, il a été contraint de s’arrêter à proximité du Monument aux Morts. C’est à ce moment que la situation a dégénéré.
Les assaillants auraient proféré des insultes à son encontre, tout en tentant de lui retirer les clés de sa moto. L’un d’eux l’aurait même mis en joue avec une arme de poing, accentuant la gravité de la scène. L’intervention inopinée de passants a toutefois permis de désamorcer l’agression, obligeant les deux individus à prendre la fuite avant l’arrivée d’éventuels renforts.
Dans sa réaction, le Groupe Tchadinfos condamne fermement cet acte qu’il qualifie d’intimidation intolérable, portant atteinte à l’intégrité physique du journaliste et à la liberté d’exercer le métier de journaliste. Il rappelle que la sécurité des professionnels des médias incombe aux autorités publiques et constitue un pilier essentiel pour garantir une presse libre, indépendante et pluraliste. Le groupe affirme enfin sa détermination à engager les démarches nécessaires pour protéger ses équipes et poursuivre sa mission d’information au service des citoyens.
