À l’issue de sa mission au Tchad, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des personnes, Siobhán Mullally, dresse un bilan en demi-teinte. Si elle salue les avancées notables réalisées par le pays adoption d’une loi contre la traite, mise en place d’un plan d’action national et création d’une commission dédiée elle tire la sonnette d’alarme face à la persistance de graves violations.
Malgré ce cadre législatif, l’exploitation des réfugiés, le travail forcé des enfants, les mariages précoces et les violences sexuelles continuent de sévir sur le territoire.
L’experte de l’ONU tient néanmoins à féliciter le Tchad pour sa générosité exceptionnelle : le pays accueille plus d’1,5 million de réfugiés, malgré une crise humanitaire sans précédent. Un geste salué, mais qui ne saurait masquer l’urgence d’une réforme en profondeur de la justice et d’un renforcement immédiat du soutien international pour protéger les plus vulnérables.
