Le président national de l’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP), Max Kemkoye, a vivement critiqué les conditions de détention à la Maison d’arrêt de Klessoum, à N’Djaména. Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 26 septembre 2026, il a notamment évoqué les difficultés d’accès aux soins, l’insuffisance du personnel médical et le manque de médicaments au sein de l’établissement pénitentiaire.

Selon Max Kemkoye, la situation sanitaire des détenus demeure particulièrement préoccupante. Il affirme que plusieurs personnes incarcérées seraient confrontées à des problèmes de santé sans bénéficier d’une prise en charge médicale suffisante. Le responsable politique dénonce également la qualité et la quantité de la nourriture servie aux détenus, qu’il décrit comme insuffisante pour répondre aux besoins des personnes incarcérées.

Au-delà des conditions matérielles, le président de l’UDP a également soulevé la question des procédures judiciaires. Évoquant une population carcérale qu’il estime à plus de 4 000 personnes, il a soutenu qu’une partie importante des détenus serait maintenue en détention sans avoir encore été jugée. Il affirme notamment que certains seraient incarcérés depuis plusieurs années sans avoir comparu devant un juge. Ces affirmations relèvent de sa déclaration lors de la conférence de presse.

Max Kemkoye a ensuite directement appelé le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, à se saisir de ces préoccupations. Il lui demande notamment d’agir contre ce qu’il présente comme des injustices, des détentions qu’il juge abusives et des pratiques qu’il associe à des règlements de comptes ou à la corruption dans le fonctionnement de la justice.

Cette sortie intervient quelques semaines après la libération de Max Kemkoye et de plusieurs responsables politiques de l’ex-GCAP. Par le décret n°2152/PR/2026 du 14 août 2026, le chef de l’État a accordé une grâce présidentielle à neuf responsables politiques, dont Max Kemkoye et l’ancien Premier ministre Succès Masra. La mesure entraîne la remise des peines privatives de liberté, sans toutefois effacer les conséquences civiles prévues par les décisions judiciaires.

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