Lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le Tchad a fait part de sa « vive préoccupation » face à la persistance du conflit au Soudan. N’Djaména a réaffirmé sa « position de neutralité à l’égard des parties au conflit », tout en lançant un appel pressant à la cessation des hostilités et à la protection des populations civiles.

S’exprimant dans le cadre du dialogue interactif consacré au rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, l’ambassadeur Ahmad Makaïlla, représentant permanent du Tchad auprès de l’Office des Nations unies à Genève, a mis en lumière les conséquences humanitaires dramatiques de la crise : déplacements massifs de populations et entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire. Il a condamné avec fermeté toutes les exactions commises contre les civils et plaidé en faveur d’une solution politique durable et inclusive.
Le Tchad a, en outre, tenu à rappeler son attachement indéfectible au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance du Soudan.
