À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites, placée cette année sous le thème « Faisons tomber les barrières », une vaste campagne de dépistage a été menée à Bongor. Gratuite, volontaire et confidentielle, elle visait à rapprocher le diagnostic des populations les plus exposées.

Organisée par le ministère de la Santé publique et de la Prévention, à travers le Programme sectoriel de lutte contre le sida, les hépatites et les IST, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’opération s’est déroulée sur quatre sites installés au lycée Jacques Moudeina. Chaque participant a pu connaître son statut sérologique, recevoir des conseils de prévention et, si nécessaire, être orienté vers une prise en charge adaptée.
La province du Mayo-Kebbi Est franchira une étape décisive d’ici la fin de l’année, elle deviendra la première du pays à pouvoir réaliser la charge virale de l’hépatite B. Une avancée majeure, alors que ces examens restent encore largement centralisés à N’Djamena, faute de plateau technique suffisant dans les provinces. Le choix de Bongor n’est pas anodin, le Mayo-Kebbi Est affiche l’une des prévalences les plus élevées du Tchad, ce qui justifie un renforcement de l’offre de soins spécialisés au plus près des malades. En parallèle, vingt prestataires de santé ont été formés pour décentraliser la prise en charge des hépatites virales dans la région.
L’OMS continue d’accompagner le gouvernement tchadien pour élargir l’accès au dépistage, au traitement et à la prévention, afin que personne ne soit laissé de côté.
Le silence tue. Le dépistage sauve. Faisons tomber les barrières.
