Une enquête judiciaire, ouverte après la série d’attaques terroristes qui a frappé le pays le 25 avril 2026, révèle un « faisceau d’éléments solides » impliquant des militaires dans la préparation et l’exécution de ces opérations meurtrières. L’information a été rendue publique vendredi par le procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako.

Ce jour-là, plusieurs positions des Forces armées et de sécurité ont été prises pour cible à Bamako et à Kati. Le domicile du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, a également été visé. Le ministre a perdu la vie lors de l’assaut. La nation lui a rendu un hommage solennel jeudi, saluant la mémoire d’un officier « entièrement consacré au service de la patrie ».

Les premières investigations confirment la complicité de personnels en activité, mais aussi de militaires radiés ou en instance de radiation. Ceux-ci auraient participé à la planification, à la coordination et à l’exécution des attaques. Le parquet militaire évoque également l’implication présumée de figures politiques, parmi lesquelles Dr Oumar Mariko.

L’enquête établit par ailleurs la participation d’un militaire radié, Alassane Diallo, dit « Abedi », tué lors des combats de Kati. Plusieurs suspects ont été formellement identifiés comme coauteurs ou complices. Il s’agit du sergent Diakaridia Sodio, de l’adjudant Moussa Diane, de l’adjudant-chef Mamadou Keïta tous en activité ainsi que de Soïba Diarra, militaire à la retraite.

Selon le communiqué du parquet, des interpellations ont déjà été menées « avec succès » et les autres suspects font l’objet de recherches actives. Le procureur a salué le professionnalisme des unités d’enquête et des services de sécurité, tout en assurant que les procédures seraient conduites dans le strict respect des lois en vigueur. Les autorités judiciaires promettent de tenir l’opinion publique nationale et internationale régulièrement informée de l’évolution du dossier.

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