La tension était palpable ce mardi 3 mars 2026 dans le cinquième arrondissement de la capitale. Plusieurs dizaines de diplômés sans emploi ont organisé un sit-in devant le siège du ministère de la Fonction publique pour exprimer leur ras-le-bol et exiger des mesures concrètes face à la précarité qui les frappe.
Porteurs de pancartes revendicatives arborant des slogans tels que « Nous voulons du travail », les manifestants ont interpellé directement le ministre de la Fonction publique, dénonçant l’absence de débouchés après des années d’études supérieures. Pour ces jeunes, le droit à une vie digne, fruit de leurs efforts académiques, est aujourd’hui bafoué.
Au-delà de la simple expression de leur colère, les protestataires ont clairement signifié leur détermination à ne pas en rester là. Ils réclament une audience personnelle avec le ministre pour lui soumettre leurs doléances et préviennent : le mouvement se poursuivra et s’intensifiera tant qu’aucune solution durable ne sera envisagée.
Cette mobilisation spectaculaire met en lumière l’urgence d’une crise sociale grandissante. Alors que le nombre de diplômés sur le carreau ne cesse de gonfler, la société civile et les organisations de jeunesse multiplient les appels à une action rapide des pouvoirs publics, les exhortant à sortir de l’immobilisme pour endiguer ce qui pourrait devenir une poudrière sociale.
