L’Ambassade de France au Tchad a honoré, ce vendredi, M. Ricardo Nanadoumngar Labe, lui remettant une distinction honorifique pour ses deux décennies de service au sein de l’Institut Français du Tchad (IFT). Une cérémonie empreinte d’émotion, qui a réuni collègues, responsables et diplomates.
Devant l’assemblée, Ricardo Nanadoumngar Labe, visiblement ému, a fait preuve d’une grande humilité. Il a d’abord salué « l’Éternel, ma famille, mes enfants et mes collègues » pour leur soutien indéfectible. « Je ne suis qu’un pauvre, élevé par Dieu », a-t-il confié, résumant son parcours avec simplicité.
Pour le récipiendaire, cette marque de reconnaissance dépasse le cadre personnel. Il y voit un hommage à l’ensemble du personnel tchadien œuvrant au service de la coopération franco-tchadienne.
Dans son allocution, il a insisté sur la solidarité qui unit les équipes, rendant un hommage appuyé aux collègues disparus, dont Daniel d’Assidi, ancien délégué. Il a également exprimé le vœu que la collaboration entre le personnel et la direction de l’IFT se poursuive « dans les meilleures conditions », perpétuant ainsi l’esprit de cohésion de l’institut.
L’émotion fut particulièrement palpable lorsqu’il a évoqué un souvenir personnel lié aux événements du 2 février, un épisode qui illustre, selon lui, les risques et l’engagement dont font preuve les serviteurs des institutions culturelles en période de crise.
Par une déclaration forte, Ricardo Nanadoumngar Labe a clos son discours en affirmant sa profonde gratitude : « Je suis l’œuvre et un fruit de la France. Je ne sais pas si j’aurais reçu un tel honneur de mon propre pays. Vive la France, vive la culture. »
Au-delà de l’hommage à un homme, cette cérémonie a mis en lumière le rôle essentiel des personnels locaux dans le rayonnement diplomatique et culturel. Elle célèbre vingt années d’un dévouement qui a contribué à renforcer les liens entre la France et le Tchad.
