Lors d’un point de presse organisé le 8 septembre 2025 au siège du parti, la présidente intérimaire des Transformateurs, Claudia Hoinathy, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « dérives politiques » au Tchad. Elle a particulièrement critiqué le projet de Code pastoral et l’idée d’une modification de la Constitution, estimant que ces initiatives mettent en péril l’unité nationale et la cohésion sociale.

Selon elle, le Code pastoral, déjà invalidé en 2014 et écarté par l’ancien président Idriss Déby Itno pour son caractère conflictuel, risque de raviver les tensions entre éleveurs et agriculteurs à travers un zonage jugé trop rigide. « Ce texte n’est pas pensé pour l’intérêt général, mais pour servir une minorité au pouvoir », a martelé Hoinathy, appelant plutôt à une politique rurale équitable, tournée vers la modernisation de l’agriculture et de l’élevage.

S’agissant d’un projet d’amendement constitutionnel dont les contours restent encore incertains, elle s’est dite préoccupée par les rumeurs portant sur l’article 77 et même sur un éventuel retour de la peine de mort, évoqué par le sénateur Pahimi Padacké Albert. Tout en mettant en garde contre une réforme antidémocratique, la responsable politique a souligné qu’une révision transparente et inclusive de la Constitution pourrait devenir une étape décisive pour renforcer la démocratie. Elle invite ainsi les citoyens à rester vigilants et à participer activement au débat national.

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