Le Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies au Tchad, Dr François Batalingaya, s’est rendu dans le camp de réfugiés d’Ouré Cassoni. Loin d’une simple visite protocolaire, ce déplacement fut une immersion dans les réalités d’une urgence humanitaire en pleine expansion, exigeant selon lui une réaction « immédiate ».

Sur place, le représentant de l’ONU a écouté les témoignages sans filtre des réfugiés, des leaders communautaires et des acteurs sur le terrain. Des récits unanimes, empreints de privation, de fatigue extrême et d’une profonde incertitude. Une réalité humaine qui se cache derrière les statistiques : des vies en suspens, des enfants déscolarisés, des familles sans toit.

La crise prend une nouvelle dimension avec l’arrivée récente de plus de 7 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Cette pression accrue rend les besoins vitaux plus criants que jamais, particulièrement dans les secteurs suivants :

· Eau, hygiène et assainissement
· Santé et nutrition
· Sécurité alimentaire
· Abris et biens ménagers essentiels
· Protection
· Éducation

Face à cette situation, Dr Batalingaya a lancé un avertissement sans équivoque. « Ouré Cassoni est un signal d’alarme, a-t-il déclaré. Sans une mobilisation rapide et renforcée, les besoins humanitaires continueront de dépasser les capacités de réponse. L’urgence est réelle, et l’inaction n’est plus une option. »

Un appel pressant lancé depuis le cœur d’une crise où l’aide internationale peine à suivre l’ampleur d’une détaille grandissante.

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