L’ONU, l’Union africaine et plusieurs pays, dont la Türkiye, l’Allemagne et le Bénin, ont fermement condamné, jeudi, une attaque terroriste d’une extrême violence qui a coûté la vie à au moins 170 personnes dans l’État de Kwara, dans l’ouest du Nigeria.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dénoncé cet acte odieux, présenté ses condoléances et réaffirmé le soutien de l’ONU au Nigeria dans sa lutte contre le terrorisme. Il a insisté sur la nécessité de traduire les responsables en justice.
La réprobation a été unanime. Le président de la Commission de l’Union africaine, a qualifié l’attaque de « barbare » et de « violation grave des droits humains ». Parallèlement, les ministères des Affaires étrangères turc, allemand et béninois ont tous exprimé leur profonde tristesse, présenté leurs condoléances aux familles et réitéré leur solidarité avec Abuja.
L’attaque s’est produite mardi lorsque des groupes armés ont pris pour cible deux villages. Les assaillants ont procédé à des exécutions à bout portant, incendié habitations et commerces, provoquant la fuite des survivants vers les forêts avoisinantes.
Si les autorités locales ont confirmé l’inhumation de 75 victimes dans une fosse commune, un député de la région, Saidu Baba Ahmed, a fait état jeudi d’un bilan de 170 corps retrouvés. « Nos populations sont toujours dans la brousse à la recherche d’autres corps. Trente-cinq femmes ont été enlevées », a-t-il précisé à l’agence Anadolu, redoutant une possible aggravation du nombre de victimes.
L’État de Kwara, frontalier, fait face depuis plusieurs mois à une détérioration de sa situation sécuritaire. Cette recrudescence des violences, marquée par le banditisme et les enlèvements, est en partie attribuée au déplacement de groupes armés fuyant les opérations militaires menées dans les États voisins du nord-ouest et du centre-nord du Nigeria.
