La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a réuni, ce samedi, les acteurs du paysage médiatique tchadien à l’occasion d’une cérémonie marquant à la fois la présentation des vœux du Nouvel An à sa présidente, Mme Halimé Assadya Ali, et une réflexion approfondie sur l’avenir du secteur.

La rencontre a rassemblé responsables des organisations professionnelles, médias publics et privés, autour d’un double objectif : dresser le bilan de l’année écoulée et engager un dialogue franc sur les défis qui minent la presse nationale.

Dans son intervention liminaire, le Secrétaire général de la HAMA, Félicien Alladoum Radingaye, a transmis les vœux du personnel et du Collège à la présidente, tout en revenant sur les principales actions menées en 2025 et les priorités envisagées pour 2026. Prenant la parole, Mme Halimé Assadya Ali a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre, bien au-delà du rituel des vœux.

Elle a appelé à une introspection collective afin d’évaluer les acquis, reconnaître les insuffisances et redéfinir ensemble les bases d’un journalisme professionnel, éthique et respecté. Sans détour, elle a dressé un tableau préoccupant du paysage médiatique, marqué par le non-respect des textes, les dérives déontologiques, l’instrumentalisation de certains organes et la prolifération de plateformes non autorisées se revendiquant médias, notamment sur les réseaux sociaux.

Face à ces constats, la présidente de la HAMA a annoncé la mise en œuvre, dès 2026, d’un plan stratégique triennal (2026-2028) visant à assainir et structurer durablement le secteur. Ce plan prévoit le renforcement de la gouvernance, la formation continue des professionnels intégrant les enjeux liés aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle ainsi qu’une application rigoureuse des textes en vigueur.

Elle a également salué le soutien des plus hautes autorités du pays, annonçant l’augmentation de l’aide publique à la presse et le lancement du projet de la Maison de la Presse du Tchad.

En conclusion, Mme Halimé Assadya Ali a exhorté les journalistes à un sursaut collectif pour restaurer la crédibilité et la dignité du métier, rappelant que le journalisme demeure un pilier essentiel de la démocratie, fondé sur la responsabilité, l’éthique et le professionnalisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *