Depuis plusieurs mois, des femmes et des hommes ayant servi la Nation tchadienne vivent dans une attente éprouvante. Anciens conseillers nationaux du Conseil National de Transition (CNT) et membres du personnel d’appui, ils se disent abandonnés par l’État, confrontés à une précarité grandissante et à une profonde détresse morale. Dans un communiqué de presse rendu public, le parti Alliance pour la Démocratie, l’Intégrité et la Liberté (ADIL), par la voix de son président national, le Pasteur Moyadé Narédroum Koumounang, dénonce une injustice qu’il qualifie de grave et intolérable.

Selon le règlement intérieur du CNT, les droits de fin de transition ainsi que des avantages matériels, notamment des véhicules, devaient être accordés aux conseillers dès leur entrée en fonction. Pourtant, près d’un an après la fin de la transition, ces engagements demeurent non respectés. Derrière ce silence administratif, ce sont des familles entières qui souffrent, des parents incapables d’assumer leurs responsabilités quotidiennes, et d’anciens responsables publics réduits à l’angoisse et à l’humiliation de l’oubli.

L’espoir avait pourtant brièvement refait surface lors de l’assemblée générale tenue le 20 décembre 2025 à la Maison des Médias du Tchad. Le ministre des Finances s’y était engagé à régulariser la situation avant le vote du budget 2026. Mais après l’adoption dudit budget, les démarches du comité de suivi se sont heurtées à une fin de non-recevoir. Une volte-face incomprise, vécue par les concernés comme une promesse trahie et un manque de considération pour les sacrifices consentis au service de l’État.

Face à cette situation, le Pasteur Moyadé Narédroum Koumounang, président national de l’ADIL, en appelle solennellement au chef de l’État afin qu’il fasse prévaloir l’autorité de la République et mette un terme à ce qu’il considère comme une maltraitance institutionnelle. Au-delà des chiffres et des procédures, c’est la dignité humaine et la crédibilité de l’action publique qui sont en jeu. Car, rappelle-t-il, un État juste se reconnaît à sa capacité d’honorer ses engagements envers celles et ceux qui l’ont servi.

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