Ce jeudi 27 novembre 2025, le 2ᵉ substitut du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de N’Djamena, Youssouf Mahamat Maïna, a animé un point de presse pour éclairer l’opinion sur une affaire impliquant sept élèves d’un même établissement scolaire. Les faits se sont déroulés la veille au soir, lorsque plusieurs adolescents ont tenté d’embarquer l’un de leurs camarades sous un prétexte fallacieux.

D’après le magistrat, six jeunes âgés de 14 à 17 ans se sont rendus au domicile de leur camarade avec l’intention de le conduire de force vers la forêt de Farcha, un site reculé en périphérie de la capitale. Leur objectif est de bousculer psychologiquement et lui arracher des aveux sur l’identité de personnes qu’ils pensaient avoir été mandatées par la victime pour attaquer l’un de leurs proches. Alertées à temps, les forces de l’ordre sont intervenues en coordination avec le parquet et ont procédé à l’interpellation immédiate des adolescents.

Tous les mineurs ont été placés en garde à vue, auditionnés et déférés dans la nuit. La collaboration rapide des parents aussi bien ceux des présumés auteurs que ceux de la victime a permis de faire progresser l’enquête. Les familles ont également engagé des discussions et, reconnaissant les dérives comportementales de leurs enfants, ont abouti à un accord. Le père de la victime a finalement décidé de se désister.

Toutefois, le parquet a rappelé que le retrait de plainte n’éteint en rien l’action publique. « Le désistement de la partie civile n’a aucune conséquence sur la poursuite pénale », a insisté le substitut du procureur. Ainsi, l’État peut toujours engager des poursuites pour tentative d’enlèvement, menaces ou association de malfaiteurs. Le parquet communiquera dans les prochains jours sur l’orientation définitive du dossier : classement, mesures éducatives ou saisine du juge des mineurs.

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