La deuxième édition du Salon national de l’élevage du Tchad (SNET 2026) a consacré sa troisième journée aux perspectives économiques et aux opportunités d’investissement dans la filière animale. À travers un forum économique réunissant les acteurs publics, les opérateurs privés, les institutions financières et les partenaires au développement, les échanges ont porté sur les mécanismes susceptibles de transformer les ressources pastorales du pays en véritables richesses économiques.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le responsable du département de l’Élevage a souligné la nécessité de dépasser les pratiques traditionnelles pour inscrire le secteur dans une dynamique de modernisation et de rentabilité. Il a notamment insisté sur l’importance de développer l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la santé animale et l’alimentation du bétail jusqu’à la transformation, la conservation et la commercialisation des produits. La filière avicole, l’assurance du grand bétail, les zones économiques spéciales et les facilités accordées aux investisseurs ont également été présentées comme des pistes prometteuses pour stimuler l’entrepreneuriat et diversifier les sources de revenus des ménages.
Le forum a également été marqué par la présentation de trois initiatives structurantes : le programme Baghara, le projet CACOMUT, consacré à une approche intégrée de la filière animale, et le programme Green Fodder, orienté vers la production fourragère, la sécurité alimentaire et l’autonomie pastorale. Ces projets ambitionnent de renforcer les capacités productives, de soutenir les acteurs économiques et de favoriser une meilleure disponibilité des ressources alimentaires pour le cheptel.
Les discussions avec les panélistes, dont Mme Liliane Sobdibé, Directrice générale de l’Agence nationale des investissements et des exportations (ANIE), ont permis d’aborder les difficultés auxquelles font face les professionnels, les conditions d’accès aux financements ainsi que les dispositifs d’accompagnement des investissements privés. Une attention particulière a été accordée à la transformation locale, aux débouchés commerciaux et à la participation des femmes et des jeunes dans la création d’entreprises autour des activités pastorales.
Au terme des échanges, un impératif s’est imposé : traduire les recommandations formulées en projets concrets, assortis de responsabilités clairement établies et d’un mécanisme de suivi impliquant les institutions publiques, les partenaires financiers et les opérateurs économiques. Le comité d’organisation a ainsi été invité à transmettre la synthèse des travaux au ministère de tutelle pour examen. À travers cette rencontre, le SNET 2026 entend faire de l’élevage un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et de valorisation durable du patrimoine animal tchadien.
