La localité d’Oum-Hadjer, dans la province du Batha, reste en proie à de vives tensions après de nouveaux affrontements intercommunautaires liés à un conflit foncier. Le dernier bilan fait état de plus de dix morts, de plusieurs blessés et d’interpellations, selon la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH).

Dans un communiqué publié ce 24 août 2026, l’institution dit suivre « avec une particulière attention et une profonde préoccupation » l’évolution de la situation dans cette région de l’est du Tchad, déjà fragilisée par de récents épisodes de violences.
Le 20 août, un premier accrochage entre communautés à Alkhaba, à une dizaine de kilomètres d’Oum-Hadjer, avait fait six morts et dix blessés sur fond de litige autour de l’exploitation d’un champ agricole. Le lendemain, de nouvelles violences éclataient dans le canton Massalat, à environ vingt kilomètres à l’est, causant la mort de dix personnes, d’après des sources locales.
Face à cette escalade, la CNDH exhorte l’ensemble des parties à la retenue et au calme, et invite les communautés à privilégier le règlement judiciaire de leurs différends. Elle encourage par ailleurs les autorités administratives, judiciaires, sécuritaires et traditionnelles à intensifier leurs efforts afin que les auteurs et complices des violences répondent de leurs actes devant la justice.
L’institution exprime sa compassion aux familles endeuillées, présente ses condoléances aux proches des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Alors que les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’enquêtes, la CNDH insiste sur l’urgence de privilégier le dialogue et la justice pour éviter une nouvelle flambée de violences dans la zone.
