Il dénonce des groupuscules apparus de nulle part, en quête d’une nouvelle reconnaissance sociale, animés par une volonté délibérée de division à des fins d’ascension tribale. Ces derniers, poursuit-il, défient les autres, veulent régner en maîtres et imposer une suprématie qu’il qualifie d’illusoire.

Cette dynamique, ajoute-t-il, a largement alimenté le repli identitaire. Pire encore, même les plus grands intellectuels de notre époque se réfugient sous cette ombre macabre pour se faire une place.

Pour Tya Ali Adji, le Tchad n’a pas besoin des meilleures ethnies, mais des meilleurs citoyens, des meilleurs scientifiques, des meilleurs savants et des meilleurs chercheurs. Il qualifie ce phénomène de « banditisme de haut niveau » et le décrit comme un jeu très dangereux.

Il rappelle enfin que le Tchad forme un ensemble divers où chaque composante doit avoir une voix pour se faire entendre, une voie pour marcher et une foi pour croire en l’espoir d’un peuple uni dans la diversité.

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