Une délégation tripartite de haut niveau a été reçue par le ministre de la Santé publique, avec un objectif clair, consolider la réponse sanitaire dans l’Est du Tchad, une région mise à rude épreuve par l’arrivée massive de réfugiés soudanais. Conduite par Raouf Mazou, Haut-Commissaire assistant du HCR en charge des opérations, la mission réunissait l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Société financière internationale (SFI).
« Le Tchad fait preuve d’une générosité et d’un engagement exemplaires dans l’accueil des réfugiés », a déclaré Raouf Mazou, tout en soulignant l’urgence de mobiliser des ressources additionnelles pour soutenir durablement les efforts du gouvernement et renforcer l’action humanitaire.

Face à ses interlocuteurs, le ministre de la Santé a brossé un tableau sans concession d’un système de santé à bout de souffle. Paludisme, première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité dans le pays, mortalité maternelle, néonatale et infantile obstinément élevée, pénurie de personnel qualifié, malnutrition, la liste des urgences s’allonge. S’y ajoutent les effets du changement climatique, les inondations à répétition et les flambées épidémiques. Et pour corser le tout, un financement du secteur de la santé qui demeure un goulet d’étranglement critique.
La mission doit désormais se rendre dans l’Est du pays pour prendre le pouls du terrain. But de cette visite, identifier des actions prioritaires et insuffler un nouvel élan à la réponse sanitaire et humanitaire dans cette zone en première ligne.
