À l’initiative de la sénatrice Mariam Ahmat Djemil, le Sénat a consacré une séance d’interpellation aux défis qui entravent l’action diplomatique du Tchad. Invité à répondre à une question orale suivie d’un débat, le ministre d’État chargé des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a dressé un état des lieux sans complaisance de la diplomatie nationale.

Interpellé sur les conditions de travail et de prise en charge des diplomates tchadiens en mission à l’étranger, le chef de la diplomatie a reconnu l’existence de nombreuses difficultés. Tout en évitant d’entrer dans certains détails, il a estimé que l’amélioration de leur situation dépendra avant tout du respect effectif des dispositions budgétaires prévues par l’État.

Le ministre est également revenu sur l’absence de la Conférence des ambassadeurs, un cadre stratégique destiné à évaluer les actions diplomatiques du pays et à définir les grandes orientations de la politique extérieure. Selon lui, la relance de cet espace de concertation demeure essentielle pour renforcer l’efficacité de la représentation tchadienne à l’international.

Abordant la situation des Tchadiens établis hors du pays, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a souligné que nombre d’entre eux ont quitté le Tchad en raison des études, du chômage ou d’autres contraintes socio-économiques. Il a rappelé que l’État a l’obligation de protéger ses ressortissants partout dans le monde et de veiller à leurs intérêts.

La question des étudiants tchadiens à l’étranger a également suscité de vives préoccupations. Prenant l’exemple du Cameroun, le ministre a reconnu l’absence de données fiables sur leur nombre exact. Il a par ailleurs déploré les conditions de vie précaires auxquelles beaucoup sont confrontés, certains étant contraints d’exercer des activités parfois risquées afin de financer leurs études et leur séjour.

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