Le gouvernement tchadien passe à la vitesse supérieure pour résorber le déficit d’enregistrement des naissances. Le secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire Goundoul Vikama, a présenté les modalités de l’opération « Un enfant, un acte de naissance ». Cette rencontre a permis de détailler un dispositif inédit, un moratoire rendant totalement gratuit le jugement supplétif, cette procédure judiciaire qui permet de régulariser les naissances non déclarées à temps.

Lancée officiellement le 24 juillet par le vice-Premier ministre Limane Mahamat, la campagne cible en priorité les zones les plus reculées, où les obstacles administratifs et financiers privent des milliers d’enfants de leur droit fondamental à une identité légale. L’objectif est de délivrer un extrait d’acte de naissance à au moins un million d’enfants et adolescents, âgés de 4 mois à 17 ans. Pour y parvenir, le gouvernement mise à la fois sur une vaste opération de sensibilisation des communautés et sur le renforcement des capacités des services d’état civil.
« La réussite de cette opération repose sur l’engagement de nos partenaires », a insisté Goundoul Vikama, en saluant le concours actif de l’UNICEF, de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS) et de plusieurs départements ministériels Justice, Sécurité publique, Santé, Éducation nationale. Le message est clair, désormais, le coût ne devra plus jamais être un frein à l’obtention du premier papier d’identité.
