Le Parti des Démocrates pour le Renouveau (PDR) a annoncé son refus de participer aux élections partielles prévues dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Chari-Baguirmi. Dans un communiqué rendu public le 16 mai 2026 à N’Djamena, la formation politique évoque un profond manque de confiance dans le processus électoral actuel, qu’elle juge biaisé dès le départ. Le PDR estime que les précédentes consultations, notamment celles de décembre 2024, ont été marquées par de graves irrégularités assimilées à une confiscation de la volonté populaire.
Pointant du doigt le rôle de l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE), le parti dénonce une institution qu’il considère comme partiale et alignée sur les intérêts du pouvoir en place, notamment ceux du MPS. Selon le PDR, participer à de nouvelles élections dans ces conditions reviendrait à cautionner une mascarade électorale et à légitimer un système qu’il qualifie d’injuste et verrouillé. Le parti conditionne désormais toute participation à une réforme en profondeur de l’organe en charge des élections.
Parmi ses principales revendications figurent la recomposition paritaire de l’ANGE avec des membres issus aussi bien de la majorité que de l’opposition, la révision du cadre légal électoral, la transparence dans la proclamation des résultats à travers la remise systématique des procès-verbaux aux représentants des candidats, ainsi que la garantie de la liberté d’action pour les partis politiques. Le PDR conclut en affirmant que seule une refondation crédible du système électoral permettra de restaurer la confiance des citoyens et d’assurer des élections réellement démocratiques.
