Dans un communiqué officiel, les treize partis politiques regroupés au sein du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), initiateurs de la marche prévue le 2 mai, annoncent se conformer à la décision rendue le 24 avril par la Cour suprême. Cette dernière a prononcé la nullité du regroupement et déclaré illégales toutes ses activités sur l’ensemble du territoire national. Face à cette situation, les formations concernées appellent leurs militants et sympathisants à prendre acte de l’annulation de la manifestation.
Malgré ce revers judiciaire, ces partis d’opposition réaffirment leur volonté de privilégier une issue concertée. Ils se disent ouverts à un dialogue « franc et sincère » portant notamment sur le respect des droits et des libertés fondamentales, le fonctionnement de la justice ainsi que l’inclusion politique, dans l’optique de préserver la paix sociale et l’unité nationale.
Par ailleurs, la tension reste vive au sein de la classe politique. Huit figures de ce regroupement, arrêtées le 25 avril, ont été présentées au procureur le 28 avril, avant d’être placées sous mandat de dépôt.
Parmi elles figurent Max Kemkoye, Avocksouma Djona, Neatobei Bidi Valentin, Nassour Koursami et Badono Daïgou. Elles font face à de lourdes accusations, notamment attroupement armé, association de malfaiteurs, tentative de mouvement insurrectionnel, rébellion et détention illégale d’armes de guerre.
