Depuis quelques heures, les rumeurs circulent sur un projet de rébellion impliquant des personnalités bien connues des Tchadiens : Moussa Faki Mahamat, Mahamat Nour Abdelkerim, Abakar Toli, Adam Kougou, Mahamat Mahdi Ali, chef du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad et Abakar Manany.

Au-delà de la polémique, les langues se délient parce que les Tchadiens dans leur ensemble ne veulent pas une nouvelle expérience de la guerre. L’histoire de notre pays montre clairement que la prise du pouvoir par les armes n’a jamais été une solution durable, mais plutôt une source de souffrances, d’instabilité et de retard pour toute la nation.

Le Tchad porte encore les cicatrices de plusieurs décennies de conflits politico-militaires. Depuis les années d’indépendance, les luttes armées pour le pouvoir ont profondément marqué la société tchadienne. La lutte des factions armées pour le pouvoir, rien qu’entre 1979 et 1982 a fait des milliers de morts.

Autant de bras valides détruits. En parallèle, destructions d’infrastructures, déplacements de populations affaiblissement de manière continuelle les institutions. Le bilan global des conflits au Tchad (1965-2020) est enorme. Des vies perdues, des millions de déplacés et un impact durable sur la stabilité politique et économique.

Chaque période de guerre a ralenti le développement du pays et compromis l’avenir de plusieurs générations. Des écoles ont été fermées, des activités économiques ont été paralysées et des familles entières ont été plongées dans la précarité. La jeunesse tchadienne, qui devrait être la force motrice du développement national, a souvent été la première victime de ces cycles de violence.

Il est donc essentiel que les nouvelles générations se souviennent de cette réalité historique. La guerre n’est jamais un raccourci vers le progrès ; elle est au contraire un long détour fait de sacrifices et de pertes

La stabilité, condition essentielle du développement

Aucun pays ne peut espérer se développer durablement dans un climat d’insécurité.
L’expérience mondiale démontre que la paix et la stabilité constituent les fondations indispensables à la croissance économique, à l’investissement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour le Tchad, il est essentiel de préserver l’ordre constitutionnel issu des élections générales qui a vu l’élection du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République.

Car, les défis de développement sont nombreux : éducation, santé, infrastructures, emploi des jeunes, diversification économique. Ces objectifs exigent du temps, de la stabilité et la mobilisation collective de toutes les énergies nationales. C’est ce que traduisent l’élaboration et l’adoption par le gouvernement actuel du Plan National de Développement Tchad connexion 2030.

Lorsque les armes parlent, les priorités changent : les ressources sont orientées vers la guerre, les investisseurs se retirent et les projets de développement sont suspendus. En d’autres termes, chaque conflit armé fait reculer le pays de plusieurs années, voire de plusieurs décennies.

Les jeunes qui constituent la majeure partie de la population et qui aspirent légitimement à des opportunités et à un avenir meilleur, doivent comprendre que ces aspirations ne peuvent se réaliser que dans un cadre de paix et de stabilité.

Par R. Le Pacifique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *