Le chef de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, Ibrahim Azizi, a brandi une menace explicite à l’encontre de Kiev. Selon lui, en raison du soutien affiché de l’Ukraine à Israël, l’ensemble du territoire ukrainien pourrait devenir une « cible légitime » pour la République islamique.
Téhéran accuse en effet l’Ukraine d’avoir fourni une assistance à Israël, en particulier dans le domaine des drones. Une coopération qui, du point de vue des autorités iraniennes, justifierait une éventuelle riposte militaire.
Cette sortie intervient sur fond de crise diplomatique déjà très dégradée entre les deux pays. L’Iran est régulièrement accusé par Kiev et ses alliés occidentaux de livrer des drones à la Russie, utilisés ensuite dans le cadre de son offensive contre l’Ukraine.
Rien n’indique pour l’heure que ces propos annoncent une implication directe de l’Iran dans le conflit ukrainien. Cette déclaration est davantage perçue comme une manœuvre politique, s’inscrivant dans le jeu d’oppositions plus large qui oppose Téhéran à Israël et aux États-Unis.
