L’Allemagne ne prendra pas part à une escalade militaire contre Téhéran. Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a opposé mercredi une fin de non-recevoir à toute participation des forces allemandes aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, plaidant avec fermeté pour un retour à la voie diplomatique.

Intervenant lors d’un débat au Bundestag consacré à la crise, le ministre social-démocrate a dressé un constat empreint de prudence sur l’évolution du conflit, dont l’issue et l’extension géographique restent, selon lui, « incertaines ».

« L’Allemagne n’est pas partie à cette guerre. La Bundeswehr n’y prendra aucune part », a-t-il solennellement déclaré devant les parlementaires, avant d’ajouter « Nous œuvrerons de toutes nos forces à la désescalade et à l’endiguement de la violence. »

Si Boris Pistorius a jugé légitime de s’interroger sur la conformité des frappes américaines et israéliennes avec le droit international condition sine qua non, selon lui, d’un ordre mondial stable il n’en a pas moins dressé un réquisitoire sévère contre Téhéran. Il a rappelé que le régime iranien « viole le droit international de manière répétée depuis des décennies ».

« Ne nous méprenons pas », a-t-il insisté. « Les frappes visent un régime qui clame sa volonté de détruire Israël et qui, depuis des années, pratique la répression et le terrorisme, tant sur son sol qu’aux-delà de ses frontières. »

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