Une étape a été franchie dans la coopération entre la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC).

Le président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, s’est entretenu avec une délégation de l’ONUDC menée par Samia Chouchane, spécialiste de la prévention du crime pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, accompagnée de la représentante-pays au Tchad, Marion Harzi. Cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de cadres de l’institution, dont Pyrrhus Boguel, vice-président de la sous-commission prévention de la torture, visait à donner un nouvel élan à leur partenariat technique.

Au cœur des discussions, l’urgence de renforcer l’expertise technique au Tchad dans des domaines cruciaux comme la prévention de la torture, la lutte contre la traite des êtres humains et l’amélioration de la justice pénale.

L’ONUDC, présente au Tchad depuis 2019 sur ces questions, a profité de cette audience pour présenter les premières conclusions de sa mission. L’objectif est d’ajuster son accompagnement à la mise en œuvre du Plan d’action national (2024-2026) contre la criminalité transfrontalière. Le président de la CNDH a dressé un état des lieux préoccupant, évoquant les risques majeurs d’exploitation dans les zones de forte migration vers la Libye, mais aussi sur certains sites miniers et dans le secteur rural, où des enfants sont particulièrement vulnérables.

Face à ces défis, les deux parties ont convenu d’élaborer une feuille de route commune. Ce partenariat stratégique renforcé se traduira par des actions concrètes :

Appui accru au monitoring des lieux de détention et à la formation des acteurs pour une meilleure identification et protection des victimes.
Vulgarisation des textes de lois et des indicateurs relatifs à la traite des personnes.
Actions conjointes pour l’amélioration des conditions carcérales et la mise en place de mécanismes de suivi post-intervention.

Pour Belngar Larmé Jacques, « la lutte contre la torture reste une priorité stratégique ». Cet entretien marque ainsi une volonté commune de consolider une coopération dynamique au service d’une protection plus efficace des droits humains sur l’ensemble du territoire tchadien.

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