Dans un communiqué publié ce 15 octobre 2026, l’État-Major Général des Armées tchadiennes a vivement condamné l’attaque ayant coûté la vie à deux officiers et blessé neuf militaires de la Brigade Minière. Dénonçant une violation flagrante des accords de paix, l’institution militaire somme le comité d’autodéfense de Miski de déposer les armes sans délai, sous peine de lourdes représailles.









Les faits remontent à la journée du 14 octobre 2026. Selon le document officiel signé par le Général de Brigade Chanane Issaikha Acheikh, Directeur de la Communication de l’Armée, les éléments de la Brigade Minière déployés pour sécuriser les sites aurifères ont été pris pour cible sur leur position par le comité d’autodéfense de Miski. Le bilan humain est lourd, deux officiers ont été tués et neuf autres éléments ont été blessés.

Cette nouvelle flambée de violence intervient dans un contexte de tensions persistantes autour des zones d’exploitation aurifère, des sites stratégiques tant pour l’économie locale que pour la stabilité de la région.

L’État-Major Général des Armées dénonce une violation flagrante des engagements pris. Le communiqué rappelle qu’un accord avait été conclu avec les groupes d’autodéfense le 20 avril 2025, et que le Gouvernement en avait rigoureusement assuré l’application. Pourtant, l’armée accuse le comité de Miski de persister dans une dynamique de déstabilisation, multipliant « les actes de provocation et de menace ».

Les autorités militaires pointent notamment du doigt un communiqué de menace diffusé le 13 octobre 2026, signé par le président du comité, Alhadj Djimi Chaha soit à peine vingt-quatre heures avant l’attaque meurtrière.

Face à cette escalade, la réponse de l’État-Major est sans équivoque. L’institution militaire dit « condamner avec fermeté cet acte hostile » et adresse un appel pressant au groupe pour qu’il dépose immédiatement les armes.

Le communiqué avertit que tout refus d’obtempérer sera considéré comme un « acte de rébellion ». L’armée tchadienne prévient que le comité d’autodéfense de Miski portera l’entière responsabilité des conséquences qui en découleront.

Alors que la tension demeure vive dans la région, l’attention se tourne désormais vers la réaction du comité d’autodéfense. De sa réponse dépendra l’issue de cette crise, une désescalade ou une confrontation ouverte avec les forces armées tchadiennes.

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