Ouverte le 12 octobre 2026 à Dakar, la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) réunit des délégations venues de tout le continent. À la tête de la délégation tchadienne, le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), l’honorable Belngar Larmé Jacques, participe aux travaux consacrés à l’état des droits humains en Afrique.

Prévue du 12 au 21 octobre, cette session examine la situation des droits humains dans les pays africains, les activités des commissaires et des mécanismes spéciaux, ainsi que les rapports périodiques soumis par certains États.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre sénégalais de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, représentant le président de la République, Bachirou Dionmaye Faye, a lancé les travaux. Le président de la Commission africaine, l’honorable Idrissa Sow, a salué les avancées observées dans plusieurs pays, tout en s’inquiétant de la persistance des conflits armés, notamment au Soudan et en Éthiopie.

La délégation tchadienne entend mettre à profit cette rencontre pour exposer les principales préoccupations liées aux droits humains dans le pays. Les interventions du président de la CNDH porteront notamment sur la situation générale des droits humains, la protection des défenseurs des droits de l’Homme et celle des personnes vulnérables.

Les droits des femmes, la situation des réfugiés, l’accès à l’eau et les effets du changement climatique figurent également parmi les sujets abordés. Autant de questions qui touchent directement les conditions de vie des populations et exigent des réponses adaptées.

Cette 89ᵉ session se tient alors que la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples célèbre deux dates symboliques, les 45 ans de son adoption et les 40 ans de son entrée en vigueur. Ce texte demeure une référence majeure pour la protection des libertés et des droits fondamentaux sur le continent.

En dépit des progrès enregistrés, les conflits, les inégalités et les difficultés d’accès à certains droits essentiels continuent de poser problème. Les échanges de Dakar doivent donc permettre de dresser le bilan des avancées, mais aussi des efforts qui restent à fournir.

Les travaux s’achèveront le 21 octobre. Pour la CNDH du Tchad, cette rencontre constitue une occasion de partager les réalités du pays, d’échanger avec ses partenaires africains et de renforcer les efforts en faveur du respect des droits humains.

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