Face au flot de réactions et de spéculations entourant le différend juridique opposant le sénateur Ibrahim Wanglaouna Foullah à la Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA), le conseil du dirigeant sportif est sorti du silence pour rétablir la réalité des faits.

Alors que des rumeurs évoquent de prétendues sanctions disciplinaires extraordinaires qui auraient été directement infligées par l’instance faîtière du football mondial, la défense apporte un démenti formel et livre des précisions d’ordre juridique.
Avocat au Barreau du Tchad, secrétaire de l’Ordre des avocats du Tchad et conseil du sénateur Ibrahim Foullah, Me Jean Sirina a tenu à clarifier la nature exacte de cette procédure. Selon ses explications, la somme réclamée ne constitue en rien une peine financière ou une condamnation disciplinaire autonome émanant de Zurich. Il s’agit exclusivement de la régularisation des frais administratifs et de procédure d’arbitrage liés à la sentence rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) le 30 octobre 2024, consécutive aux contestations relatives au processus électoral à la tête de la fédération.
« Il ne s’agit de rien d’autre que des frais de procédure d’arbitrage du TAS suite aux recours de 2024. Il ne faut pas qu’on donne de fausses informations au public ni qu’on lui fasse consommer n’importe quoi », a tenu à recadrer Me Jean Sirina.
Rappelant l’architecture institutionnelle du droit du sport, l’avocat insiste sur le fait que la FIFA ne prononce pas de condamnation directe de cette nature en dehors des canaux juridictionnels établis. Basé à Lausanne, en Suisse, le Tribunal Arbitral du Sport demeure le seul organe juridictionnel souverain habilité à trancher ce type de litige.
Par cette mise au point, le conseil du président de Foullah Édifice FC entend couper court à toute tentative d’instrumentalisation de cette étape d’exécution administrative, tout en rassurant l’opinion publique et les supporters sur la situation réelle du dossier.
