Rassemblés en point de presse ce 12 septembre 2026 à N’Djamena, à la Bourse du travail, les anciens employés de BL Harbert International ont une fois de plus alerté l’opinion. En litige avec leur ex-employeur depuis plus d’une décennie, ils exigent le règlement intégral de leurs indemnités, en lien avec la construction de l’ambassade des États-Unis au Tchad, un chantier livré entre 2021 et 2023, alors qu’il était initialement programmé pour s’étaler sur cinq ans.

Le cheminement judiciaire des plaignants tient d’un véritable parcours du combattant. Entre 2016 et 2017, les premières plaintes sont déposées. Le 13 juin 2019, les travailleurs décrochent une décision de justice en leur faveur. En janvier 2020, la grosse du jugement est remise à un huissier, avant que des tiraillements internes ne divisent les représentants sur le suivi du dossier. En 2025, un Comité de crise voit le jour pour tenter de dénouer l’impasse. Bien que le ministère de la Justice les ait invités à changer de conseil, le collectif a réitéré sa confiance à son avocat de longue date, Me Athanase.
Fort des dispositions de l’arrêt n°069/2024 rendu le 4 octobre 2024 par la Cour d’appel, les anciens salariés réclament le décaissement immédiat de la provision financière allouée par le tribunal, la publication du montant global des compensations fixées par la justice, ainsi que le paiement exhaustif de leurs droits sociaux, primes de fin de chantier et dommages et intérêts.
Devant la paralysie de la procédure, le collectif en appelle directement à l’ambassadeur des États-Unis au Tchad, lui demandant d’intervenir dans ce dossier. Le Comité de crise accorde une semaine aux différentes parties pour apporter des réponses tangibles, faute de quoi d’autres formes d’action pourraient être envisagées.
