Un rassemblement à l’initiative du Syndicat national des enseignants communautaires et contractuels du Tchad (SNECCT) s’est tenu ce mercredi 5 août 2026 aux abords du ministère des Finances et du Budget. L’objectif est de dénoncer une précarité qui ne cesse de s’aggraver.

Les syndicalistes revendiquent l’apurement de 26 mois de rappels d’indemnités et condamnent l’inaction de l’exécutif concernant leur absorption au sein de l’administration publique, en dépit de promesses formelles.
Les contestataires dénoncent par ailleurs une gestion qu’ils qualifient d’anarchique du dossier des maîtres communautaires et contractuels, qu’ils jugent délibérément écartés des chantiers de refonte du système scolaire. Sur une pancarte brandie par les manifestants, cette interrogation cinglante 🗣️ « Où est donc la refondation de l’école tchadienne ? »
Dès l’aube, les adhérents du SNECCT ont investi le parvis du ministère pour marquer leur exaspération après des mois de mobilisation restée sans écho. Une démonstration de force visant à contraindre les autorités à sortir de leur mutisme.
Par la voix de leur porte-parole, Étienne Saoul Étienne, et du secrétaire général Abdoulaye Dabdoukou, les protestataires ont martelé leur double exigence, le versement intégral des traitements dus et l’intégration de leur corps à la fonction publique.
Selon leurs dires, le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, avait enjoint au Premier ministre, Allah-Maye Halina, d’accélérer la procédure de paiement. Ce dernier aurait à son tour chargé le ministre des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin, de solder l’ensemble des créances. Les manifestants affirment en outre que les ressources financières, provenant d’un concours de la Banque mondiale, seraient mobilisées depuis longtemps déjà.
Ils imputent cependant au grand argentier un blocage persistant de leurs revendications, lui reprochant de refuser toute entrevue.
Devant ce qu’ils considèrent comme un mur d’indifférence, les enseignants communautaires disent avoir été acculés à battre le pavé pour arracher ce qu’ils estiment être leur droit légitime.
