Sans surprise, le parti du Premier ministre Abiy Ahmed a largement dominé les élections législatives du 1er juin en Éthiopie, décrochant 90 % des sièges attribués. La présidente de la Commission électorale nationale (Nebe), Melatwork Hailu, a officialisé les résultats dimanche 21 juin à Addis-Abeba, confirmant l’écrasante victoire du Parti de la prospérité.
Avec 438 députés élus sur les 486 sièges pourvus, la formation au pouvoir s’assure une majorité plus que confortable à la Chambre des représentants du peuple. Mais cette assemblée, qui compte théoriquement 547 fauteuils, demeure incomplète : le vote n’a pas pu se tenir dans plusieurs régions en proie à l’insécurité.
Les 38 sièges réservés à l’État régional du Tigré, en guerre depuis novembre 2020, resteront vacants. Huit circonscriptions de la région Amhara sont dans le même cas, le scrutin y ayant également été empêché pour des raisons sécuritaires. L’incertitude plane en outre sur quinze circonscriptions réparties dans trois autres États régionaux, où l’élection devra être intégralement reprise à une date encore indéterminée, a précisé Melatwork Hailu.
Ce résultat, qui conforte la mainmise d’Abiy Ahmed sur l’échiquier politique, intervient dans un climat sécuritaire fragile, alors que le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique reste confronté à de multiples foyers de tensions.
