Le climat de tension qui régnait ces dernières semaines autour de l’augmentation des droits de place dans plusieurs marchés de N’Djamena est désormais en voie d’apaisement. À l’issue d’une médiation menée par Mahamat Saleh Abdeldjelil, président de l’UNC-MPS, un accord a été conclu entre les commerçants et la mairie de la capitale pour une application progressive des nouvelles taxes.
La rencontre de restitution organisée à la Chambre de Commerce a réuni les responsables municipaux, les représentants des marchés à mil, Al-Afia et du Cinquantenaire ainsi que plusieurs acteurs institutionnels. Les échanges ont permis de dégager un consensus autour d’une augmentation étalée sur cinq ans, une formule jugée plus acceptable par les commerçants qui redoutaient un impact immédiat sur leurs activités.
La signature prochaine d’un arrêté municipal viendra entériner cette décision. Pour les médiateurs, ce compromis illustre l’importance du dialogue dans la gestion des questions économiques et sociales. Les responsables entendent désormais mettre l’accent sur la sensibilisation, la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail dans les marchés afin de consolider la paix sociale retrouvée.
